Rédigé par Nasira Benioual -Journal Ardbladi
Du 1er au 4 février 2026, Colombo a accueilli la Conférence régionale pour l’Asie du Sud de la Fédération Internationale des Corps Consulaires.
Dans ce rendez-vous diplomatique de haut niveau, marqué par la présence de la Première ministre et du ministre des Affaires étrangères du Sri Lanka, une voix venue du Maroc s’est distinguée par la clarté de sa vision et la portée de son message.
Cette voix est celle du Professeur Raja Aghzadi, chirurgienne et cancérologue marocaine, présidente du Comité de Diplomatie de la Santé de la FICAC. Son intervention a marqué l’auditoire en plaçant la santé au cœur des enjeux contemporains de stabilité internationale.
Une vision élargie de la diplomatie de la santé
Le Professeur Aghzadi a défendu une conception renouvelée de la diplomatie sanitaire, dépassant la seule gestion des crises épidémiques.
Selon elle, la santé doit devenir un véritable bouclier global face aux conséquences des conflits, des mutations environnementales et des transformations profondes des modes de vie.
Elle a particulièrement insisté sur la progression silencieuse des maladies chroniques, notamment les cancers, rappelant que ces pathologies ignorent les frontières et exigent une réponse coordonnée à l’échelle internationale.
Dans cette perspective, la santé n’apparaît plus comme une simple question sectorielle, mais comme un pilier essentiel de la sécurité collective et du développement durable.
Le Maroc au cœur de la gouvernance sanitaire mondiale
La responsabilité confiée au Professeur Aghzadi à la tête du Comité de Diplomatie de la Santé de la FICAC traduit la reconnaissance du savoir-faire marocain dans les nouvelles formes de coopération internationale.
Sous son impulsion, le comité s’est fixé trois orientations majeures :
Faire de la santé un instrument de paix et de dialogue entre les nations
Renforcer la coopération internationale face aux défis sanitaires globaux
Placer la prévention au centre des stratégies contre les maladies non transmissibles
Cette approche inscrit la diplomatie sanitaire dans une logique proactive : anticiper les crises plutôt que les subir.
Une rencontre humaine au-delà du protocole
Au-delà des travaux officiels, le Professeur Aghzadi a salué l’accueil et l’organisation de l’événement par le président de la FICAC, Nikolaos K. Margaropoulos, ainsi que par Mahen Kariyawasan, président des consuls honoraires du Sri Lanka.
Elle a également rendu hommage à la richesse culturelle du pays hôte, rappelant que la diplomatie se nourrit d’abord de la rencontre entre les peuples avant de se traduire en coopération institutionnelle.
La conférence de Colombo aura été marquée par une présence marocaine à forte portée symbolique.
En associant expertise médicale et réflexion géopolitique, le Professeur Raja Aghzadi a démontré que la santé tend aujourd’hui à devenir le langage universel de la diplomatie moderne.
Dans un monde traversé par des crises multiples, la capacité à protéger la vie humaine s’impose progressivement comme l’une des nouvelles mesures de la puissance internationale -et le Maroc s’y affirme désormais comme un acteur engagé et respecté.



