Délais prolongés, manque d’informations, relances sans réponse et difficultés de communication : de nombreux Français d’origine marocaine et familles franco-marocaines décrivent leurs démarches auprès du Service Central d’État Civil de Nantes comme un véritable parcours du combattant. Dans le cadre de cette enquête, plusieurs questions ont été adressées aux services concernés. À ce jour, elles demeurent sans répo:
Pour de nombreux Français d’origine marocaine et familles franco-marocaines, les démarches auprès du Service Central d’État Civil de Nantes constituent une étape indispensable après un mariage, une naissance, un décès ou toute autre formalité liée à l’état civil à l’étranger.
Pourtant, les témoignages faisant état de délais importants et de difficultés de communication se multiplient.
Les avis publiés en ligne évoquent régulièrement des dossiers en attente pendant plusieurs mois, parfois davantage, des courriers restés sans réponse et l’impossibilité d’obtenir des informations précises sur l’avancement des démarches.
Dans le cadre de cette enquête journalistique, plusieurs questions ont été adressées aux services compétents du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères concernant les délais de traitement, les difficultés de communication signalées par les usagers et les mesures mises en place pour améliorer le suivi des dossiers.
Ces questions portaient notamment sur les délais anormalement longs signalés par certains usagers, l’absence d’interlocuteur identifiable, les réponses automatiques indiquant qu’aucune information ne sera communiquée sur l’état d’avancement des dossiers ainsi que les mécanismes de contrôle interne du service.
Afin d’obtenir des réponses, contact a également été pris avec l’interlocutrice
institutionnelle la plus visible identifiée publiquement pour les questions de communication. Cette dernière a indiqué ne pas être compétente pour traiter les dossiers individuels relevant de l’état civil, ce qui est parfaitement compréhensible.
Une série de questions portant sur le fonctionnement général du service, les délais de traitement et les difficultés rencontrées par les usagers lui a ensuite été transmise.
À la date de publication de cet article, aucune réponse n’avait été apportée à ces questions et aucun autre interlocuteur susceptible d’y répondre n’avait été désigné.
Cette absence de réponse intervient alors même que les avis publics disponibles sur internet font apparaître de nombreuses interrogations d’usagers concernant le fonctionnement du service.
La présente enquête n’a pas pour objet de remettre en cause les agents individuellement mais de comprendre les difficultés rencontrées par les citoyens et d’obtenir des explications officielles sur le fonctionnement d’un service public essentiel pour de nombreuses familles françaises ayant des liens avec l’étranger.
Parce qu’en matière d’état civil, derrière chaque dossier se trouvent des situations familiales réelles, des démarches administratives importantes et parfois des années d’attente.
Le silence administratif ne saurait remplacer l’information due aux usagers
.
